Avoir une équipe autonome, responsable et motivée, c’est possible grâce au management participatif !

par | 22 juin 2021

Le management dans une entreprise est un enjeu majeur puisqu’il permet de piloter et d’organiser les différentes actions à mettre en œuvre et de prendre les décisions stratégiques et opérationnelles.

Pour atteindre les objectifs fixés, il existe plusieurs types de management : directif, persuasif, participatif et délégatif.

Chez Com’EA, Céline Guelfi a opté pour le management participatif et nous explique pourquoi.

Les principes fondamentaux du management participatif et ses limites

“ L’art le plus difficile n’est pas de choisir les hommes mais de donner aux hommes qu’on a choisis toute la valeur qu’ils peuvent avoir. ”

Napoléon Bonaparte.

Au quotidien un manager peut mettre en place ce mode de management grâce à aux cinq principes sur lequel il s’appuie.

1 – Mobiliser le personnel : Le responsable d’équipe incite ses collaborateurs à fixer les objectifs de l’équipe et à prendre les décisions qui permettront de les atteindre.

2 – Mettre en place une politique de développement personnel : Le manager met en place des conditions de travail favorables.

3 – Déléguer du pouvoir : chaque membre de l’équipe est habilité à prendre une décision à son niveau, sans l’intervention du niveau supérieur.

4 – Confier la résolution des problèmes : lorsqu’un problème surgit, dans un premier temps il doit être résolu à l’échelon où il est né.

5 –  Mettre en place des dispositifs de régulation : pour que ça fonctionne, il faut que l’équipe mette en place des dispositifs de régulation individuels et collectifs.

Vous l’aurez compris les avantages sont nombreux et permettent une intelligence collective, cependant il existe des inconvénients dans le management participatif à prendre en compte. En effet c’est une méthode très chronophage, ce mode de management change les relations hiérarchiques. Il peut être difficile de prendre une décision qui convienne à tous quand les avis sont différents, parfois il est donc nécessaire de redéfinir le cadre.

Notre dirigeante Céline Guelfi a accepté de partager avec nous son intérêt et son ressenti sur ce mode de management.

Le management participatif chez Com’EA.

Céline, pourquoi avoir choisi le management participatif pour encadrer votre équipe?

J’ai été salariée de différentes entreprises. J’ai souvent expérimenté que ma démotivation dans le temps venait du sentiment que les collaborateurs n’étaient pas associés aux décisions importantes. Ce qui générait souvent incompréhension, mécontentement. De la même façon, chacun est susceptible d’avoir de bonnes idées, y compris dans un domaine dans lequel il n’est pas expert. Entendre les propositions, c’est contribuer à ce que chacun se responsabilise et développe son envie de proposer.

D’après vous, quels en sont les avantages ?

Comme je le disais, l’idée est vraiment de contribuer à l’autodétermination de chacun: je choisis qui je veux être au sein de mon emploi et comment je le mets en œuvre. Chacun exerce ainsi dans une entreprise qui lui ressemble en ayant contribué aux décisions. C’est aussi riche en développement personnel puisqu’il faut comprendre les motivations de chacun pour mieux travailler ensemble.

En tant que dirigeante, quels constats faites-vous depuis que vous managez avec cette méthode ? Quels sont les impacts concrets que vous observez dans l’équipe ?

Il me semble que faire confiance aux personnes avec qui je travaille fait qu’ils se sentent plus libres. Je trouve l’équipe souriante, chacun est très impliqué dans ses tâches, et se donne les moyens d’évoluer en permanence dans sa pratique. Les collaborateurs sont aussi plus à l’aise pour demander de l’aide ou exprimer ne pas y arriver sur une tâche ou une autre, ce qui génère une entraide saine, sans rivalité.

Rencontrez-vous des limites avec ce fonctionnement ? Si oui comment les surmontez-vous ?

Oui bien sûr, il y a des limites. Elles tiennent peut-être à ma personnalité : je suis plutôt impatiente et très attachée à la notion d’efficacité. Je suis aussi attachée à une vision vers laquelle je souhaite emmener tout le monde. Je reste donc décisionnaire dans certains domaines. En même temps, je suis convaincue que ça reste mon rôle d’impulser, poser de grandes lignes et des objectifs à partir desquels on peut échanger.

Comment mettez-vous en place concrètement au quotidien le management participatif ?

Je crois que les réunions entre les salarié.e.s sans moi sont le meilleur outil. Que ce soit pour travailler sur les tâches courantes ou co-décider de ce ce qui nous caractérise et ce vers quoi on veut aller, en RSE par exemple. L’intelligence collective est le meilleur outil du management participatif.

Combinez-vous plusieurs modes de management au sein de l’entreprise ? (participatif, directif, persuasif, délégatif) Si oui, pourquoi ?

Même si j’utilise beaucoup le mode participatif, j’utilise aussi les autres modes, parce qu’ils sont complémentaires pour les raisons évoquées plus haut. Le mode directif sert pour moi à poser le cadre de notre société, ce que l’on peut ou ne peut pas faire, ce que l’on doit et ne doit pas faire. C’est un cadre structurant et repérant à l’intérieur duquel chacun est libre d’évoluer.

Le management participatif prône donc la communication, le dialogue et la délégation du pouvoir. Il représente une véritable culture d’entreprise dans laquelle des valeurs sont respectées telles que le respect de chacun, l’estime de soi,  l’égalité des chances. En résumé, il rend l’entreprise plus humaine et plus sociale et c’est pour toutes ces raisons que Com’EA le pratique au quotidien.

Aurélie BIGNONE & Luce GONTARD, Juin 2021